Derrière le miroir
La vie est pleine de contradictions. Le cinéma aussi lorsqu'il est bien fait. C'est vrai ça, pourquoi vouloir systématiquement mettre les gens et les émotions dans des cases ? Gentil, méchant, triste, drôle, attirant, répugnant... Certains cinéastes ont compris que la pellicule peut abriter bien plus que des récits schématiques et livrent des films à la subtilité revigorante.
C'est évidemment le cas de Tim Burton qui nous plonge en même temps qu'Alice dans un pays aussi merveilleux qu'inquiétant. À l'image du chat du Cheshire, dont le sourire figé nous fascine, tous les êtres qui peuplent ce nouveau long-métrage développent une personnalité ambivalente. La cruauté n'est jamais bien loin de la mélancolie et la perfection frôle parfois la bêtise.
Même contraste, plus basique cette fois, avec Bienvenue à Zombieland. Les morts-vivants vous font frémir ? Il y a de quoi et ceux qui croquent le film de Ruben Fleischer à pleines dents ne font pas exception à la règle. Mais ils nous font aussi beaucoup rire sans jamais se prendre au sérieux. Comme quoi les larmes ne sont jamais bien loin des rires. Et inversement.
Au sommaire également : Tout ce qui brille de Géraldine Nakache et Hervé Mimran
Flash Forward : Mammuth de Gustave Kervern et Benoît Delépine
Pause musicale : Alice par Noir Désir
