23 avril 2010

Piscines-haricots et cinémas libertaires


Les Toiles Buissonnières

On se plaint du formatage, on désespère en contemplant les films prédigérés dont les grands studios inondent les écrans, on pleure à chaudes larmes sur la morale perdue des producteurs d'autrefois. Bref, on se dit que le cinéma part en vrille et qu'il n'a que trop souvent perdu le droit d'être qualifié de septième art.

Et puis on tombe sur des pépites, des œuvres qui ne ressemblent à aucune autre, qui donne le sentiment de s'inventer sous nos yeux. Et l'espoir renaît. C'est ce qui m'est arrivé cette semaine, et deux fois s'il vous plait ! J'avais raté Les plages d'Agnès en salles, je me suis rattrapé sur petit écran. Quel bonheur de suivre l'histoire d'une petite vieille, comme elle se nomme elle-même, qui habite le cinéma. À 80 ans, Agnès Varda signe un film drôle, inventif et plein de gamineries. Pour peu, on l'envierait d'avoir son âge.

Gustave Kervern et Benoît Delépine ont moins de bouteille, mais leurs quatre long-métrages dessinent un paysage tout aussi atypique que celui de la Varda. Avec Mammuth, ils atteignent une sorte d'apothéose dans le registre de la comédie existentielle et poétique. Et ils rendent - ce n'est pas rien - Gérard Depardieu à son humanité.

Au sommaire également : Green zone de Paul Greengrass
Flash Forward : Amélie au pays des Bodin's d'Éric Le Roch
Pause musicale : J't'emmène au vent par Louise attaque

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