Le cinéma (res)suscite l'émotion
Renaître sur pellicule est donné à bien peu de gens. Et si la tentative de faire revivre des personnes ayant vraiment existé est périlleuse, elle peut aussi être source d'émotions d'autant plus poignantes qu'on les relient sans peine à la réalité.
En choisissant de retracer dans Vincere le parcours d'Ida Dalser, la maîtresse de Mussolini, Marco Bellochio dénonce la tyrannie du Duce et, au-delà, celle de toutes les dictatures. Mais il fait encore mieux : en mettant en lumière celle que tout le monde a voulu garder dans l'ombre, il offre une magnifique réflexion sur le pouvoir du cinéma.
Sylvain Chomet ramène aussi quelqu'un à la vie le temps d'un film. Avec L'illusionniste, le réalisateur des Triplettes de Belleville adapte un scénario de Jacques Tati et (r)anime l'interprète de M. Hulot par le dessin. Forcément magique.
Au programme également : Le voleur de Bagdad de Michael Powell, Sous le plus grand chapiteau du monde de Cecil B. DeMille et Les sept mercenaires de John Sturges
Séance spéciale : La terre de la folie de Luc Moullet
Pause musicale : The magnificent seven par The Clash
