FILMS TERMINÉS
Vagues à l'âme
Première aventure en dehors des sentiers battus de la narration, ce court-métrage intuitif m'a été inspiré par la musique qui l'accompagne, une composition originale d'Alexis Lambotte.
Flux et reflux des vagues et des enfants, attraction mutuelle des éléments et des sentiments.
Éxil tchétchène, des vies en suspens
En 2004, ma formation de Journaliste Reporter d’Images (JRI) touche à sa fin. Le dernier exercice de la formation consiste à réaliser, par groupe de trois, un documentaire de 26 minutes. Je fais équipe avec Mélanie De Segundo sur son projet de film sur la diaspora tchétchène à Paris.
La guerre, l’exil, la mort de proches. Les témoignages sont douloureux pour tous ces exilés qui vivent souvent dans des conditions déplorables. Comme Isita, sans nouvelles de son mari raflé en Tchétchénie, qui vit avec ses trois enfants dans les 9m2 d’une chambre d’hôtel miteuse.
C’est pourtant la dignité qui se dégage avant tout de ces portraits croisés. La dignité, mais aussi la culpabilité d’avoir fui pour sauver sa vie alors que d’autres sont restés sur place. Alors que le règne de Poutine entame un nouveau cycle en Russie, l’avenir de la Tchétchénie est, aujourd’hui, plus sombre que jamais.
Bancsol, on ne prête qu'aux pauvres
Lionel Arce-Menso est journaliste et président de l’association “La bonne étoile”. Début 2006, nous sommes collègues et il me propose de l’accompagner dans un de ses voyages en Roumanie pour faire un film sur l’action de micro-crédit mise en oeuvre dans le district de Prahova. Delphine Bole rejoint l’aventure et nous voici partis pour un tournage de cinq jours.
Pas facile de faire les bons choix en si peu de temps et d’instaurer des relations de confiance avec des personnes qui ne nous connaissent pas. Notamment grâce à la bienveillance de Costel, le président de l’association partenaire de “La bonne étoile”, le résultat a le mérite de rendre compte, assez clairement je pense, de l’action que mènent ces deux associations en faveur des petits entrepreneurs roumains.
En bénéficiant de prêts à taux zéro, ils peuvent développer leur activité et embaucher sans passer par le système bancaire roumain, dont les taux d’intérêts sont prohibitifs.
Stopub, la contestation est dans le métro
Il s’agit du premier exercice véritablement intéressant réalisé dans le cadre de ma formation de JRI. Fin 2003, un mouvement de contestation baptisé “Stopub” prenait une ampleur croissante. L’idée : s’attaquer à la publicité en tant que pollution visuelle, mais aussi comme véhicule de valeurs telles que la marchandisation, la femme-objet, etc...
Cible principale de ces justiciers des temps modernes, les affiches placardées dans le métro. Organisés en petits groupes, ils ne leur faut pas plus de deux minutes pour “nettoyer” toute une station de l’agression publicitaire. La régie publicitaire Métrobus porte plainte, mais semble quelque peu désemparée face au caractère désorganisé et imprévisible de l’action.
Laurent Vu The Houdelot et moi réalisons ce reportage de six minutes sur ce phénomène en suivant des membres du mouvement et en interrogeant, un sociologue, un publicitaire et le responsable de la régie Métrobus.