Hautes-Alpes, la voie ouvrière
En cours d'écriture
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Un nouveau projet sur une histoire méconnue
Le point de départ de ce nouveau projet, c'est la volonté de Jean-Jacques Ferrero de raconter l'histoire ouvrière des Hautes-Alpes, un département dont l'activité touristique tend à éclipser tout le reste. Un livre est en projet et l'idée d'en faire un film m'est naturellement venue.
Le projet s'articule autour de la voie de chemin de fer reliant Veynes à Briançon, véritable épine dorsale de l'industrie locale. Une demande d'aide à l'écriture vient d'être déposée à la Région Paca.
Synopsis
Les Hautes-Alpes, écrin d'une nature encore préservée, font le bonheur des touristes en été comme en hiver. Mais derrière le blanc de la neige et le bleu du lac de Serre-Ponçon, il y a le noir des mains ouvrières et le rouge des luttes qu'elles ont menées. Et pour raconter l'histoire industrielle du département, il faut suivre l'épine dorsale sur laquelle elle s'est construite : la ligne de chemin de fer des Alpes. C'est l'avènement du train qui a permis le développement du secteur secondaire dans les Hautes-Alpes. C'est donc à Veynes, cité cheminote dès 1885, que débute notre voyage. De là, nous suivons la voie ferrée vers le nord du département.
Les gares se succèdent... Gap et son exploitation des ressources locales, le bois aux Établissements Charmasson, le lait à l'usine Nestlé... Serre-Ponçon et son barrage dont la construction a mobilisé plus de 3 000 ouvriers durant plus de cinq ans... Savines et l'industrie textile fondée par un émigré revenu au pays pour éviter l'exode rural... La Roche-de-Rame, fleuron mondial de la production de calcium durant des décennies... L'Argentière-la-Bessé et la cité ouvrière de l'empire Péchiney... Briançon enfin, et son usine de la Schappe qui a employé jusqu'à 1400 ouvriers au peignage de la soie durant près d'un siècle.
À chaque arrêt, des anciens ouvriers ou leurs descendants nous racontent leurs histoires professionnelles. Dans les usines aujourd'hui en friche, devant des machines à l'arrêt depuis longtemps, leurs souvenirs font ressurgir les images d'une histoire fragile, récente mais déjà en partie effacée. Photos, films et sons d'époque refont surface et, comme des échos du passé bouillonnant de ces lieux, s'affichent et résonne sur les architectures à l'abandon. Ces récits personnels et les archives nous font revivre le quotidien de femmes et d'hommes trop vite oubliés qui ont pourtant contribué à façonner le visage actuel des Hautes-Alpes.
Hautes-Alpes, la voie ouvrière / Documentaire de 52mn de Rémi Nelson Borel